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010.208
GURVITCH, Georges
Déterminismes Sociaux et Liberté Humaine: vers l’étude sociologique des cheminements de la liberté
introduction 1
PREMIÈRE PARTIE
LE PROBLÈME GÉNÉRAL DU DÉTERMINISME LES DEGRÉS PRINCIPAUX DE LA LIBERTÉ HUMAINE
chapitre premier. — La relativité des déterminismes et leur multiformité 15
I. — L’Etat Actuel de la Discussion 15
II. — Ce que le Déterminisme n’est pas 19
III. — Essai de Définition du Concept de Déterminisme 28
IV. — Les Principaux Procédés Techniques du Déterminisme A) Lois Causales, 41 ; B) Lois d’Evolution, 45 ; C) Lois Fonctionnelles, 48 ; D) Lois Statistiques et Calcul des Probabilités, 51 ; E) Causalité Singulière, 55 ; Figures, 62-63 ; F) Covariations et Corrélations. Fonctionnelles. Régularités Tendancielles. Intégrations Directes dans des Ensembles, 63. 41
chapitre II. — La liberté humaine et ses principaux degrés 68
I. — Ce que la Liberté Humaine n’est pas 68
II. — Ce que la Liberté Humaine n’est pas exclusivement 73
III. — Ce qu’est la Liberté Humaine 81
IV. — Les Degrés de la Liberté Humaine 84
DEUXIÈME PARTIE
LES DÉTERMINISMES PARTIELS RÉGISSANT LA RÉALITÉ SOCIALE ET LA LIBERTÉ HUMAINE
première section
Les déterminismes sociaux astructurels
remarques preliminaires 99
chapitre premier. — Les Déterminismes Sociaux Unidimensionnels 103
I. — Le Déterminisme de la Surface Morphologique et Ecologique 104
II. — Le Déterminisme Uni-dimensionnel du Palier Organisé 113
III. — Le Déterminisme des Modèles, Règles, Signaux, Signes et Conduites d’une Certaine Régularité 120
IV. — Le Déterminisme des Rôles Sociaux et des Attitudes Collectives 126
V. — Le Déterminisme des Symboles, des Idées, des Valeurs  Collectifs, et plus largement des Œuvres Culturelles 133
VI. — Le Déterminisme de la Mentalité Collective 141
chapitre II. — Les Micro-déterminismes Sociaux 148
deuxième section
Les déterminismes soclologiques partiels
chapitre premier. — Les Déterminismes des Groupements Particuliers 163
chapitre II. — Le Déterminisme Sociologique Propre aux Classes Sociales 178
TROISIÈME PARTIE
LES DÉTERMINISMES SOCIOLOGIQUES GLOBAUX ET LA LIBERTÉ HUMAINE
chapitre premier. — Typologie des Structures Globales 191
chapitre II. — Les Quatre Types de Structures Sociales Globales dites Archaïques. Les Déterminismes qui leur correspondent. Les chances offertes à la Liberté Humaine 200
chapitre III. — Les Six Types de la Structure Sociale dite Civilisée ou Historique; leurs Déterminismes Spécifiques. La Sociologie de la Liberté Humaine 223
I. — Les Théocraties Charismatiques et leur Déterminisme Sociologique Global 224
II. — Les Sociétés dites Patriarcales et leur Déterminisme Global 231
III. — Les Sociétés Féodales et leur Déterminisme Global 237
IV. — Les Structures Globales où prédominent des Cités-Etats devenant Empires. Leur Déterminisme Spécifique 250
V. — Les Structures Sociales Globales donnant naissance à l’Absolutisme Eclairé et aux Débuts du Capitalisme.             Le Déterminisme Sociologique de ces Structures 262
VI. — Les Structures Sociales Globales Démocratico-Libérales  correspondant au Capitalisme Concurrenciel Développé. Leur Déterminisme Spécifique 273
conclusion. — Les types de structures globales en lutte dans la société présente et leur déterminisme spécifique. Les chances de l’intervention de la liberté humaine 283
I. — Société Dirigiste Correspondant au Capitalisme Organisé  Pleinement Développé 283
II. — Société Fasciste Correspondant à la Structure Globale Techno-Bureaucratique 284
III. — La Société Planifiée selon les Principes de l’Etatisme Collectiviste 285
IV. — La Société Planifiée selon les Principes du Collectivisme             Pluraliste 286
V. — Le Déterminisme Global correspondant à ces Structures 287
VI. — Les Chances de l’Intervention de la Liberté Humaine 292
topo
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L’humanisme existentialiste

L’existentialisme est un humanisme

Jean-Paul Sartre

 …

“On m’a reproché de demander si l’existentialisme était un humanisme. On m’a dit : mais vous avez écrit dans La Nausée que les humanistes avaient tort, vous vous êtes moqué d’un certain type d’humanisme, pourquoi y revenir à présent ? En réalité, le mot humanisme a deux sens très différents. Par humanisme on peut entendre une théorie qui prend l’homme comme fin et comme valeur supérieure.

Mais il y a un autre sens de l’humanisme, qui signifie au fond ceci : l’homme est constamment hors de lui-même, c’est en se projetant et en se perdant hors de lui qu’il fait exister l’homme et, d’autre part, c’est en poursuivant des buts transcendants qu’il peut exister ; l’homme étant ce dépassement et ne saisissant les objets que par rapport à ce dépassement, est au cœur, au centre de ce dépassement. Il n’y a pas d’autre univers qu’un univers humain, l’univers de la subjectivité humaine. Cette liaison de la transcendance, comme constitutive de l’homme – non pas au sens où Dieu est transcendant, mais au sens de dépassement -, et de la subjectivité, au sens où l’homme n’est pas enfermé en lui-même mais présent toujours dans un univers humain, c’est ce que nous appelons l’humanisme existentialiste. Humanisme, parce que nous rappelons à l’homme qu’il n’y a d’autre législateur que lui-même, et que c’est dans le délaissement qu’il décidera de lui-même ; et parce que nous montrons que ça n’est pas en se retournant vers lui, mais toujours en cherchant hors de lui un but qui est telle libération, telle réalisation particulière, que l’homme se réalisera précisément comme humain.

On voit, d’après ces quelques réflexions, que rien n’est plus injuste que les objections qu’on nous fait. L’existentialisme n’est pas autre chose qu’un effort pour tirer toutes les conséquences d’une position athée cohérente. Il ne cherche pas du tout à plonger l’homme dans le désespoir. Mais si l’on appelle comme les chrétiens, désespoir, toute attitude d’incroyance, il part du désespoir originel.

L’existentialisme n’est pas tellement un athéisme au sens où il s’épuiserait à démontrer que Dieu n’existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n’est pas celui de son existence ; il faut que l’homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l’existence de Dieu. En ce sens, l’existentialisme est un optimisme, une doctrine d’action, et c’est seulement par mauvaise foi que, confondant leur propre désespoir avec le nôtre, les chrétiens peuvent nous appeler désespérés.”

 

Kirkegaard: Either/Or

(From Wikipedia, the free encyclopedia)

Either/Or portrays two life views. Each life view is written and represented by a fictional pseudonymous author, with the prose of the work reflecting and depending on the life view being discussed. For example, the aesthetic life view is written in short essay form, with poetic imagery and allusions, discussing aesthetic topics such as music, seduction, drama, and beauty. The ethical life view is written as two long letters, with a more argumentative and restrained prose, discussing moral responsibility, critical reflection, and marriage. The views of the book are not neatly summarized, but are expressed as lived experiences embodied by the pseudonymous authors. The book’s central concern is the primal question asked by Aristotle, “How should we live?”

The aesthetic is the personal, subjective realm of existence, where an individual lives and extracts pleasure from life only for his or her own sake. In this realm, one has the possibility of the highest as well as the lowest. The ethical, on the other hand, is the civic realm of existence, where one’s value and identity are judged and at times superseded by the objective world. In simple terms, one can choose either to remain oblivious to all that goes on in the world, or to become involved. More specifically, the ethic realm starts with a conscious effort to choose one’s life, with a choice to choose. Either way, however, an individual can go too far in these realms and lose sight of his or her true self. Only faith can rescue the individual from these two opposing realms. Either/Or concludes with a brief sermon hinting at the nature of the religious sphere of existence, which Kierkegaard spent most of his publishing career expounding upon. Ultimately, Kierkegaard’s challenge is for the reader to “discover a second face hidden behind the one you see” in him/herself first, and then in others.

Excerpts from Kierkegaard

Excerpts from Kierkegaard

Fear and Trembling
by
Johannes DE SILENTIO, 1843
(alias Søren Kierkegaard)

tr. Walter Lowrie, 1941

 

He knew that it was God the Almighty who was trying him, he knew that it was the hardest sacrifice that could be required of him; but he knew also that no sacrifice was too hard when God required it-and he drew the knife…

What they leave out of Abraham’s history is dread; for to money I have no ethical obligation, but to the son the father has the highest and most sacred obligation.

I also know what else I would have done. The very instant I mounted the horse I would have said to myself, “Now all is lost. God requires Isaac, I sacrifice him, and with him my joy-yet God is love and continues to be that for me; for in the temporal world God and I cannot talk together, we have no language in common.” Perhaps one or another in our age will be foolish enough, or envious enough of the great, to want to make himself and me believe that if I really had done this, I would have done even a greater deed than Abraham; for my prodigious resignation was far more ideal and poetic than Abraham’s narrow-mindedness. And yet this is the greatest falsehood, for my prodigious resignation was the surrogate for faith…

what I encounter there is the paradox. I do not however mean in any sense to say that faith is something lowly, but on the contrary that it is the highest thing, and that it is dishonest of philosophy to give something else instead of it and to make light of faith. Philosophy cannot and should not give faith, but it should understand itself and know what it has to offer and take nothing away, and least of all should fool people out of something as if it were nothing. ..

s there such a thing as a teleological suspension of the ethical?

The ethical as such is the universal, and as the universal it applies to everyone, which may be expressed from another point of view by saying that it applies every instant. It reposes immanently in itself, it has nothing without itself which is its telos,  but is itself telos for everything outside it, and when this has been incorporated by the ethical it can go no further. Conceived immediately as physical and psychical, the particular individual is the individual who has his telos in the universal, and his ethical task is to express himself constantly in it, to abolish his particularity in order to become the universal. As soon as the individual would assert himself in his particularity over against the universal he sins, and only by recognizing this can he again reconcile himself with the universal. Whenever the individual after he has entered the universal feels an impulse to assert himself as the particular, he is in temptation (Anfechtung), and he can labor himself out of this only by penitently abandoning himself as the particular in the universal. If this be the highest thing that can be said of man and of his existence, then the ethical has the same character as man’s eternal blessedness, which to all eternity and at every instant is his telos, since it would be a contradiction to say that this might be abandoned (i.e. teleologically suspended), inasmuch as this is no sooner suspended than it is forfeited, whereas in other cases what is suspended is not forfeited but is preserved precisely in that higher thing which is its telos. …

Faith is precisely this paradox, that the individual as the particular is higher than the universal, is justified over against it, is not subordinate but superior-yet in such a way, be it observed, that it is the particular individual who, after he has been subordinated as the particular to the universal, now through the universal becomes the individual who as the particular is superior to the universal, for the fact that the individual as the particular stands in an absolute relation to the absolute. This position cannot be mediated, for all mediation comes about precisely by virtue of the universal; it is and remains to all eternity a paradox, inaccessible to thought. And yet faith is this paradox-or else (these are the logical deductions which I would beg the reader to have in mente at every point, though it would be too prolix for me to reiterate them on every occasion)-or else there never has been faith … precisely because it always has been. In other words, Abraham is lost….

Now the story of Abraham contains such a teleological suspension of the ethical…

He acts by virtue of the absurd, for it is precisely absurd that he as the particular is higher than the universal. This paradox cannot be mediated; for as soon as he begins to do this he has to admit that he was in temptation (Anfechtung), and if such was the case, he never gets to the point of sacrificing Isaac, or, if he has sacrificed Isaac, he must turn back repentantly to the universal. By virtue of the absurd he gets Isaac again. Abraham is therefore at no instant a tragic hero but something quite different, either a murderer or a believer. The middle term which saves the tragic hero, Abraham has not. Hence it is that I can understand the tragic hero but cannot understand Abraham, though in a certain crazy sense I admire him more than all other men.

Abraham’s relation to Isaac, ethically speaking, is quite simply expressed by saying that a father shall love his son more dearly than himself. Yet within its own compass the ethical has various gradations. Let us see whether in this story there is to be found any higher expression for the ethical such as would ethically explain his conduct, ethically justify him in suspending the ethical obligation toward his son, without in this search going beyond the teleology of the ethical….

Why then did Abraham do it? For God’s sake, and (in complete identity with this) for his own sake. He did it for God’s sake because God required this proof of his faith; for his own sake he did it in order that he might furnish the proof. The unity of these two points of view is perfectly expressed by the word which has always been used to characterize this situation: it is a trial, a temptation (Fristelse).47 A temptation-but what does that mean? What ordinarily tempts a man is that which would keep him from doing his duty, but in this case the temptation is itself the ethical … which would keep him from doing God’s will. But what then is duty? Duty is precisely the expression for God’s will.

Here is evident the necessity of a new category if one would understand Abraham. Such a relationship to the deity paganism did not know. The tragic hero does not enter into any private relationship with the deity, but for him the ethical is the divine, hence the paradox implied in his situation can be mediated in the universal.

Abraham cannot be mediated, and the same thing can be expressed also by saying that he cannot talk. So soon as I talk I express the universal, and if I do not do so, no one can understand me. Therefore if Abraham would express himself in terms of the universal, he must say that his situation is a temptation (Anfechtung), for he has no higher expression for that universal which stands above the universal which he transgresses.

Therefore, though Abraham arouses my admiration, he at the same time appalls me….”

 

J.P.Sartre texts

(La Nausée p.183-184)
(Text sans accent grave, circonflex, cédille, etc.)

„L’essentiel c’est la contingence. Je veux dire que, par definition, l’existence n’est pas la necessité. Exister, c’est etre la, simplement ; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire. II y a des gens, je crois, qui ont compris ca. Seulement ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un etre nécessaire et cause de soi. Or, aucun etre necessaire ne peut
expliquer 1’existence : la contingence n’est pas un faux semblant, une apparence qu’on peut dissiper; c’est l’absolu, par consequent la gratuité parfaite. Tout est gratuit, …voila ce que les Salauds… essaient de se cacher avec leur idee de droit. Mais quel pauvre mensonge : personne n’a le droit; ils sont entierement gratuits, comme les autres hommes, ils n’arrivent pas a ne pas se sentir de trop. Et en eux-memes, secretement, ils sont trop, c’est-a-dire amorphes et vagues, tristes.”

 

Faute de renseignements plus précis, personne, à commencer par moi, ne savait ce que j’étais venu foutre sur terre.
Les Mots (1964), Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, coll. « folio », 1972 (ISBN 2-07-036607-3), partie Lire, p. 70

Mais, par la suite, dans le Dieu fashionable qu’on m’enseigna, je ne reconnus pas celui qu’attendait mon âme : il me fallait un Créateur, on me donnait un Grand Patron ; les deux n’étaient qu’un mais je l’ignorais ; je servais sans chaleur l’Idole pharisienne et la doctrine officielle me dégoûtait de chercher ma propre foi.[…] Une seule fois, j’eus le sentiment qu’Il existait. J’avais joué avec des allumettes et brûlé un petit tapis; j’étais en train de maquiller mon forfait quand soudain Dieu me vit, je sentis Son regard à l’intérieur de ma tête et sur mes mains ; je tournoyais dans la salle de bains, horriblement visible, une cible vivante. L’indignation me sauva : je me mis en fureur contre une indiscrétion si grossière, je blasphémai, je murmurai comme mon grand-père : « Sacré nom de Dieu de nom de Dieu. » Il ne me regarda plus jamais.[…]. Aujourd’hui, quand on me parle de Lui, je dis avec l’amusement sans regret d’un vieux beau qui rencontre une ancienne belle : « Il y a cinquante ans, sans ce malentendu, sans cette méprise, sans l’accident qui nous sépara, il aurait pu y avoir quelque chose entre nous ». Il n’y eut rien.
Les Mots (1964), Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, coll. « folio », 1972 (ISBN 2-07-036607-3), partie Lire, p. 78

Situation III

par Jean-Paul Sartre

Résumé

Situation III (dont le sous-titre est : « Lendemain de guerre »), est une œuvre de l’écrivain, dramaturge, et philosophe Français Jean Paul Sartre. C’est plus particulièrement un recueil de cinq articles publié en 1949 en France aux éditions Gallimard….

Sartre effectue son analyse à travers l’existentialisme et autour de l’être humain dont la race a été avilie et asservie, mais qui n’est pas sans espoir pour autant. Si l’individu a perdu sa liberté en Europe, celle-ci existe encore en Amérique : « Nulle part je ne me sens plus libre qu’au sein des foules new-yorkaises ». L’auteur estime que le fait d’avoir été victime de régimes totalitaires et dictatoriaux ne fait que révéler la liberté de l’homme qui se révolte un jour, reprenant le pouvoir sur son existence. En effet, être dépossédé de cette liberté et le fait de s’en rendre compte est la preuve qu’elle existe et qu’elle vit au plus profond de chaque être humain. Certes il existe des obstacles, mais le fait de se trouver soumis à un pouvoir arbitraire, tout puissant et injuste, oblige les humains à faire des choix, et c’est dans ces choix que l’on retrouve l’humanité de chacun, faisant de tout individu un être pur et libre. Ces choix ont besoin de courage, que l’auteur souligne en opposant les résistants et les collaborateurs, mais aussi les « neutres » qui ne prennent aucun parti donc aucun risque.

Les Etats-Unis, terre de liberté, n’est pourtant pas exempte de critique. Et bien que la ville de New-York représente selon Sartre le plus beau des cosmopolitismes, il ne perd pas de vue que dans ce genre de grandes villes, des millions d’âmes sont anonymes et plongées dans une grande solitude. Il critique le conformisme qui règne aux USA, qu’il présente comme étant un état colonial d’Europe, et qui n’a pas évolué depuis l’indépendance de 1776. Selon lui, la modernité matérielle ne fait pas de l’homme libre une meilleure personne, si on n’essaie pas de comprendre son évolution.

Parmi ces articles, Sartre traite aussi de « la république du silence », où il souligne le fait que l’on doit être engagé pour faire les bons choix et rester libre, tout comme il s’engage lui-même au niveau social et politique. Il écrit : « Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande », exprimant le fait que bien que les armées ont retiré les libertés aux habitants, elles n’ont jamais pu retirer à qui que ce soit sa liberté de choix, d’opinion, et d’expression, ce qui garantissait une possibilité pour chacun de choisir son camp. Cette possibilité de choix, de pouvoir s’engager pour ce que l’on croyait juste, révèle la liberté. L’auteur glorifie la résistance, qu’il cite comme l’armée la plus fraternelle et soudée de toutes, où règne l’égalité sans hiérarchie, mais ayant l’organisation nécessaire pour lutter.

Enfin, Sartre essaie de comprendre la collaboration. Il estime qu’aucune classe sociale n’a plus de propension qu’une autre à collaborer, que cela provient d’une perte de repères et d’une désintégration sociale. Selon lui, le collaborateur cherche ainsi un nouvel ordre, une nouvelle société. Loin de lui donner des excuses, il admet que l’on puisse être attiré par la modification de la société, en allant vers un changement que l’on croit bon, dans une volonté d’évolution. Ainsi L’auteur ne blâme pas les esprits faibles, mais pense que cela ne doit cependant pas excuser celui qui a manqué à son rôle en tant qu’être humain de juger ce qui est juste ou non, bon ou mauvais, et qui a agi au service de la mort et de la dictature.

Par la critique qu’il fait des régimes dictatoriaux, Sartre s’oppose de front aux idées révolutionnaires de Karl Marx. Il oppose deux types de classes sociales vis à vis de leurs positions dans la chaine de production à l’usine, dans l’entreprise, ainsi que les riches et les moins riches, ceux qui dirigent et ceux qui obéissent etc. L’auteur tente de prouver par ces oppositions que les thèses reprises par le parti communiste ne sont pas bonnes. Il estime que s’il y a du bon à en tirer, en tant qu’homme de gauche, il y voit aussi de nombreuses incohérences, et pense que son application dans la société ne se ferait pas sans problème. Il ne réfute néanmoins pas tout, étant donné qu’il compare et rapproche ensuite une part des idées révolutionnaires. En effet, il replacera l’homme au centre de la réflexion, à la place de l’argent, du matériel et du profit, dans ses travaux et sa thèse existentialiste.


2018/06/17 (blog)

Sartre et l’existence

Sartre renverse la perspective classique depuis Platon, qui défend une approche essentialiste : l’essence précède l’existence, la philosophie se doit ainsi chez les Grecs et leurs successeurs d’étudier l’Etre. Ainsi, dans la République de Platon, l’existence n’est qu’un mode secondaire, dérivé de l’Etre.

Ek-sistere, chez Sartre, signifie se projeter hors de soi. L’homme existe en ce qu’il n’est rien de défini, il devient ce qu’il a décidé d’être. L’homme crée son existence en se choisissant. La notion même de “nature humaine” est absurde, puisque cela confère à l’homme une essence à laquelle l’homme ne peut pas s’arracher (seuls les objets ont une nature, une fonction déterminée,
le sens de l’homme est de créer du nouveau, de modifier la figure du monde.L’homme vit pourtant mal cette situation de totale liberté. Il invente ainsi des subterfuges, notamment la mauvaise foi. La mauvaise foi consiste à faire semblant de croire que l’on est pas libre, c’est se rêver chose

L’homme fait de la facticité son excuse pour se faire en-soi. Sartre distingue 6 modes de facticité, c’est-à-dire de déterminations pesant sur l’homme :

le fait de naître dans une société et une époque donnée
le fait d’avoir un corps
le fait d’avoir un passé
le fait d’exister dans un monde qui nous préexiste
le fait d’exister parmi d’autres sujets (question de l’intersubjectivité)
le fait de mourir (finitude)

Pour Sartre, il faut assumer notre contingence.

( L’athéisme de Sartre est une exigence pour aller jusqu’au bout de la solitude de l’homme et sa responsabilité totale.)

Sartre et la liberté (blog)
«L’être ne saurait engendrer que l’être et, si l’homme est englobé dans ce processus de génération, il ne sortira de lui que de l’être. S’il doit pouvoir interroger sur ce processus, c’est-à-dire le mettre en question, il faut qu’il puisse le tenir sous sa vue comme un ensemble, c’est-à-dire se mettre lui-même en dehors de l’être et du même coup affaiblir la structure d’être de l’être. Toutefois il n’est pas donné à la “réalité humaine” d’anéantir, même provisoirement, la masse d’être qui est posée en face d’elle. Ce qu’elle peut modifier, c’est son rapport avec cet être. Pour elle, mettre hors de circuit un existant particulier, c’est se mettre elle-même hors de circuit par rapport à cet existant. En ce cas elle lui échappe, elle est hors d’atteinte, il ne saurait agir sur elle, elle s’est retirée par-delà un néant. Cette possibilité pour la réalité humaine de sécréter un néant qui l’isole, Descartes, après les Stoïciens, lui a donné un nom : c’est la liberté.»

Dan Gereb updated his status.
December 14, 2016 · 

Insights from the finale of west world. Again I will try to be vague to avoid spoilers…

To summarize Sartre in Being and Nothingness – in humanity our existence precedes our essence. This is unlike anything in our world. For example, the idea of what a chair should be, precedes the existence of a chair. The idea of what a massage table should be, precedes the existence of one. Why would anyone create anything, without some purpose in mind?

However, existence of humanity runs contrary to this. It precedes the definition or ‘form’ of what it is to be human. Instead, as Sartre put it ‘ens causa sui’, we are a being that causes itself, we hold the unique power to define our own meaning in this world. Each person holds both this grave responsibility and this unique power simultaneously. That is, the power to define what it mean to be human for all of us. Every decision one makes is a testament to what we believe the ideal human should do. Nobody makes a decision they do not deem good in the context of the circumstances they are in. Hence in every decision we define exactly what it means to be good.

As such, every decision we make paints a picture of what we think of ourselves. In turn with every decision we also define morality as a whole. Every decision is another stroke, leading what it is to be mankind in one direction or another.

What will you find when you reach the center of the maze?

L’humanistes

L’humanistes par Sartre
(La Nausée)

(Text sans accent grave, circonflex, cédille, etc.)

…L’humaniste radical est tout particulierement l’ami des
fonctionnaires. L’humaniste dit «de gauche» a pour
souci principal de garder les valeurs humaines; il n’est
d’aucun parti, parce qu’il ne veut pas trahir l’humain, mais
ses sympathies vont aux humbles; c’est aux humbles qu’il
consacre sa belle culture classique. C’est en general un
veuf qui a l’ceil beau et toujours embué de larmes; il
pleure aux anniversaires. II aime aussi le chat, le chien,
tous les mammifdres supérieurs. L’écrivain communiste
aime les hommes depuis le deuxieme plan quinquennal;
il chatie parce qu’il aime. Pudique, comme tous les forts,
il sait cacher ses sentiments, mais il sait aussi, par un
regard, une inflexion de sa voix, faire pressentir, derriere
ses rudes paroles de justicier, sa passion apre et douce
pour ses freres. L’humaniste catholique, le tard-venu, le
benjamin, parle des hommes avec un air merveilleux. Quel
beau conte de fées, dit-il, que la plus humble des vies, celle
d’un docker londonien, d’une piqueuse de bottines! II a
choisi humanisme des anges; il écrit, pour l’edification
des anges, de longs romans tristes et beaux, qui obtiennent
fréquemment le prix Fémina.

Ca, ce sont les grands premiers roles. Mais il y en a
d’autres, une nuée d’autres : le philosophe humaniste,
qui se penche sur ses freres comme un frere ainé et qui a le
sens de ses responsabilites; l’humaniste qui aime les
hommes tels qu’ils sont, celui qui les aime tels qu’ils
devraient etre, celui qui veut les sauver avec leur agrement
et celui qui les sauvera malgré eux, celui qui veut créer
des mythes nouveaux et celui qui se contente des anciens, ,
celui qui aime dans 1’homme sa mort, celui qui aime dans
l’homme sa vie, l’humaniste joyeux, qui a toujours le
mot pour rire, l’humaniste sombre, qu’on rencontre sur-
tout aux veillées funebres. Ils se haissent tous entre eux :
en tant qu’individus, naturellement — pas en tant
qu’hommes. …


— Peut-etre que vous etes misanthrope?

Je sais ce que dissimule ce fallacieux effort de concilia-
tion. Il me demande peu de chose, en somme : simplement
d’accepter une Etiquette. Mais c’est un piege : si je consens
l’Autodidacte triomphe, je suis aussitot tourné, ressaisi,
depassé car l’humanisme reprend et fond ensemble toutes
les attitudes humaines. Si l’on s’oppose a lui de front, on
fait son jeu; il vit de ses contraires. Il est une race de gens
tétus et bornés, de brigands, qui perdent a tout coup contre
lui : toutes leurs violences, leurs pires exces, il les digere,
il en fait une lymphe blanche et mousseuse. II a digeré
l’anti-intellectualisme, le manichéisme, le mysticisme, le
pessimisme, l’anarchisme, l’égotisme : ce ne sont plus
que des étapes, des pensées incompletes qui ne trouvent
leur justification qu’en lui. La misanthropie aussi tient sa
place dans ce concert : elle n’est qu’une dissonance néces-
saire a l’armonie du tout. Le misanthrope est homme :
il faut done bien que l’humaniste soit misanthrope en
quelque mesure. Mais c’est un misanthrope scientifique,
qui a su doser sa haine, qui ne hait d’abord les hommes
que pour mieux pouvoir ensuite les aimer.

Je ne veux pas qu’on m’integre, ni que mon beau sang
rouge aille engraisser cette bete lymphatique : je ne
commettrai pas la sottise de me dire « anti-humaniste ».
Je ne suis pas humaniste, voila tout.

— Je trouve, dis-je a l’Autodidacte, qu’on ne peut pas
plus hair les hommes que les aimer.

L’Autodidacte me regarde d’un air protecteur et loin-
tain. Il murmure, comme s’il ne prenait pas garde a ses
paroles :

— II faut les aimer, il faut les aimer…

— Qui faut-il aimer? Les gens qui sont ici?

— Ceux-la aussi. Tous.

II se retourne vers le couple a la radieuse jeunesse :
voila ce qu’il faut aimer. Il contemple un moment le
monsieur aux cheveux blancs. Puis il ramene son regard
sur moi; je lis sur son visage une interrogation muette.
Je fais « non » de la tete. II a 1’air de me prendre en pitié.

— Vous non plus, lui dis-je agacé, vous ne les aimez
pas.

— Vraiment, monsieur? Est-ce que vous me permettez
d’avoir un avis different?

II est redevenu respectueux jusqu’au bout des ongles,
mais il fait l’ceil ironique de quelqu’un qui s’amuse énor-
m^ment. II me hait. J’aurais eu bien tort de m’attendrir
sur ce maniaque. Je l’interroge a mon tour :

— Alors, ces deux jeunes gens, derriere vous, vous les
aimez?

II les regarde encore, il réfléchit :

— Vous voulez me faire dire, reprend-il soupconneux,
que je les aime sans les connaitre. Eh bien, monsieur,
je l’avoue, je ne les connais pas,.. A moins, justement, que
l’amour ne soit la vraie connaissance, ajouta-t-il avec un
rire fat.

— Mais qu ‘est-ce que vous aimez?

— Je vois qu’ils sont jeunes et c’est la jeunesse que
j’aime en eux. Entre autres choses, monsieur.

II s’interrompit et preta l’oreille

— Est-ce que vous comprenez ce qu’ils disent?

Si je comprends! Le jeune homme, enhardi par la sym-
pathie qui l’entoure, raconte, d’une voix pleine, un match

de football que son equipe a gagné l’an dernier contre un
club havrais.

— Il lui raconte une histoire, dis-je a l’Autodidacte.

— Ah! Je n’entends pas bien. Mais j’entends les voix,
la voix douce, la voix grave : elles alternent. C’est… c’est
si sympathique.

— Seulement moi, j’entends aussi ce qu’ils disent, mal-
heureusement.

— Eh bien?

— Eh bien, ils jouent la comédie.

— Véritablement? La comedie de la jeunesse, peut-
etre? demande-t-il avec ironie. Vous me permettez, mon-
sieur, de la trouver bien profitable. Est-ce qu’il sufiit de la
jouer pour revenir a leur age?

Je reste sourd a son ironie; je poursuis :

— Vous leur tournez le dos, ce qu’ils disent vous
échappe… De quelle couleur sont les cheveux de la jeune
femme?

Il se trouble :

— Eh bien, je… — il coule un regard vers les jeunes
gens et reprend son assurance — noirs!

— Vous voyez bien!

— Comment?

— Vous voyez bien que vous ne les aimez pas, ces
deux-la. Vous ne sauriez peut-etre pas les reconnaitre dans
la rue. Ce ne sont que des symboles, pour vous. Ce n’est
pas du tout sur eux que vous etes en train de vous atten-
drir; vous vous attendrissez sur la Jeunesse de l’Homme,
sur l’Amour de l’Homme et de la Femme, sur la Voix
humaine.

— Eh bien? Est-ce que ca n’existe pas?

— Certes non, ca n’existe pas! Ni la Jeunesse ni l’Age
mur, ni la Vieillesse, ni la Mort…

Le visage de 1’Autodidacte, jaune et dur comme un coing,
s’est figé dans un tetanos reprobateur. Je poursuis nean-
moins :

— C’est comme ce vieux monsieur derriere vous, qui
boit de Feau de Vichy. C’est l’Homme mur, je suppose,
que vous aimez en lui; l’Homme mur qui s’achemine avec
courage vers son declin et qui soigne sa mise parce qu’il
ne veut pas se laisser aller?

— Exactement, me dit-il avec defi.

— Et vous ne voyez pas que c’est un salaud?

II rit, il me trouve étourdi, il jette un bref coup d’oeil
sur le beau visage encadré de cheveux blancs :

— Mais, monsieur, en admettant qu’il paraisse ce que
vous dites, comment pouvez-vous juger cet homme sur sa
mine? Un visage, monsieur, ne dit rien quand il est au
repos.

Aveugles humanistes! Ce visage est si parlant, si net —
mais jamais leur ame tendre et abstraite ne s’est laisse
toucher par le sens d’un visage.

— Comment pouvez-vous, dit l’Autodidacte, arreter
un homme, dire il est ceci ou cela? Qui peut épuiser un
homme? Qui peut connaitre les ressources d’un homme?

Épuiser un homme! Je salue au passage 1’humanisme
catholique a qui l’Autodidacte a emprunté, sans le savoir,
cette formule.

— Je sais, lui dis-je, je sais que tous les hommes sont
admirables. Vous etes admirable. Je suis admirable. En
tant que créatures de Dieu, naturellement.

II me regarda sans comprendre, puis avec un mince
sourire :

— Vous plaisantez sans doute, monsieur, mais il est
vrai que tous les hommes ont droit a notre admira-
tion. C’est difficile, monsieur, tres difficile d’etre un
homme.

II a quitté sans s’en apercevoir 1’amour des hommes
en Christ; il hoche la tete et, par un curieux phenomene
de mimétisme, il ressemble a ce pauvre Guéhenno,

— Excusez-moi, lui dis-je, mais alors je ne suis pas
bien sur d’etre un homme : je n’avais jamais trouvé ca
bien difficile. II me semblait qu’on n’avait qu’a se laisser
aller.

L’Autodidacte rit franchement, mais ses yeux restent
mauvais :

— Vous etes trop modeste, monsieur. Pour supporter
votre condition, la condition humaine, vous avez besoin,
comme tout le monde, de beaucoup de courage. Monsieur,
1’instant qui vient peut etre celui de votre mort, vous le
savez et vous pouvez sourire : voyons! n’est-ce pas admi-
rable? Dans la plus insignifiante de vos actions, ajoute-t-il
avec aigreur, il y a une immensity d’heroisme.

— Et comme dessert, messieurs? dit la bonne.
L’Autodidacte est tout blanc, ses paupieres sont bais-
sees a demi sur des yeux de pierre. II fait un faible geste
de la main, comme pour m’inviter a choisir.

— Un fromage, dis-je avec heroisme.

— Et monsieur?
II sursaute.
— Hé? Ah! oui : eh bien, je ne prendrai rien, j’ai fini.

— Louise!

Les deux gros hommes paient et s’en vont. Il y en un
qui boite. Le patron les reconduit a la porte : ce sont des
clients d’importance, on leur a servi une bouteille de vin
dans un seau a glace.

Je contemple l’Autodidacte avec un peu de remords :
il s’est complu toute la semaine a imaginer ce dejeuner,
ou il pourrait faire part a un autre homme de son amour
des hommes. II a si rarement l’occasion de parler. Et
voila : je lui ai gaché son plaisir. Au fond il est aussi seul
que moi; personne ne se soucie de lui. Seulement il ne se
rend pas compte de sa solitude. Eb bien, oui : mais ce
n’était pas a moi de lui ouvrir les yeux. Je me sens tres
mal a l’aise : je rage, c’est vrai, mais pas contre lui, contre
les Virgan et les autres, tous ceux qui ont empoisonné
cette pauvre cervelle. Si je pouvais les tenir la, devant moi,
j’aurais tant a leur dire. A l’Autodidacte, je ne dirai rien,

je n’ai pour lui que de la sympathie : c’est quelqu’un dans
le genre de M. Achille, quelqu’un de mon bord, qui a
trahi par ignorance, par bonne volonté!

Neutron stars

Opinion Space 22 January 2018
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Colliding neutron stars prove equality before the law of gravity


The neutron star explosion confirmed the equivalence principle: gravitational waves and light travelled 130 million years and arrived at virtually the same time, writes Katie Mack

The scene: Pisa, Italy, late 16th century. Galileo Galilei enters the famous Leaning Tower. He climbs the steps, trailed by his students, carrying two metal balls of different weights. He steps out onto the top balcony, 50 metres above the ground, and holds the balls out over the tilted rail. He lets go. According to Aristotle’s theory of gravity, the heavier ball should fall faster. Galileo has set out to prove this wrong. The collected crowd watch as the two balls fall through the air – and hit the ground, simultaneously.

Galileo’s legendary experiment is considered one of the first demonstrations of the ‘equivalence principle’ – the idea that gravitational fields don’t discriminate. On Earth this means all falling objects will fall the same way. In the cosmos – combined with Einstein’s general relativity – it explains the near-simultaneous arrival of two signals from an explosion that happened a long time ago in a galaxy far far away.

The scene: a distant galaxy, 130 million years ago. Two neutron stars – mind-bendingly dense remnants of stars long dead – are locked in an orbit so tight that gravity warps them into teardrop shapes. Whirling around their common centre of mass, they stretch toward each other. Space itself is caught up in the motion, sending powerful ripples of distortion outward. The stars spiral in. At the instant of contact they create a spacetime tsunami, which spreads like a spherical shock front from a detonation. The stars merge, and within seconds the newly combined star collapses on itself, driving a jet of hard radiation with such incredible ferocity it punches through the stellar carcass and begins tearing across the galaxy.

The gravitational distortion from this event was detected by the LIGO and Virgo observatories, and the gamma-ray flash by the Fermi space telescope. The signals came within two seconds of each other.

The near-simultaneous detection of the signals is another confirmation of a principle as old as Galileo, yet it has huge implications for our theories of gravity, and possibly for dark matter and dark energy.

Gravitational waves, the kind of spacetime distortions created by the neutron star collision, were first predicted by Einstein in 1915 and first detected at LIGO 100 years later. Central to Einstein’s picture of gravity is the idea that everything with mass warps the ‘fabric’ of space, so every planet, star or galaxy creates a kind of dent. When massive objects orbit each other they create ripples in this fabric: gravitational waves. Einstein predicted these waves would travel at the speed of light. We already had evidence of this but the neutron star explosion was a direct confirmation, since the gravitational signal and the light travelled 130 million years and arrived at virtually the same time.

This simultaneous arrival wasn’t guaranteed, even if the speeds were the same. The space between us and that distant galaxy is warped with gravitational divots due to all the masses along the way, including the originating galaxy and our own. The equivalence principle states that gravitational waves and light should both follow the curve of space, diving in and out of these dents, being delayed a little by each diversion. In this case the delay might have been months or even years; but, whatever it was, it was exactly the same for both.

The implication? Lots of theories just died a spectacular death.

New theories of gravity that break the equivalence principle have been proposed to solve problems like dark matter and dark energy. Instead of invisible matter making galaxies rotate too quickly, or mysterious stuff making the universe expand faster, some alternatives conjecture that gravity acts differently than we thought. These theories often have light and gravity following different paths through space, to explain differences between what we see and what general relativity predicts without dark matter and dark energy.

Now we know that doesn’t work. It may be possible to find a new theory of gravity but, at least in regard to the equivalence principle, it has to act exactly the way Einstein proposed.

There are still things we don’t know. Exactly what delayed the gamma rays those two seconds is still up for debate. And whether Galileo really climbed the famous tower himself is lost to history. But both experiments were spectacular demonstrations of the radical universality of gravity, and each expands the edges of our understanding of the universe.

Some cuts and increases under the new U.S. tax code

Preliminary version

Excerpts

Here’s what taxes will look like for America’s highest-paying jobs

Julia La Roche

Reporter

Yahoo FinanceDecember 21, 2017

Some of America’s best paying jobs can expect to see higher taxes under the new Republican tax plan.

According to analysis from the Tax Policy Center, most income groups should find reduced taxes on average. In 2018, 80% of taxpayers should receive a tax cut, averaging about $2,100, the analysis found. However, the tax cuts as a percentage of after-tax income would benefit the higher-income groups the most. What’s more, about 5% of taxpayers should expect to see their taxes increase by about $2,800 in 2018. That percentage of taxpayers with an increase is expected to rise to 9% in 2025 and 53% in 2027 compared with the current law, the analysis found.

To get a picture of what American taxpayers might see next year, David Luther, the content marketing editor at career insights website Zippia, crunched data for more than 800 professions to come up with some estimates.

Many surgeons, anesthesiologists, and dentists can expect to see a tax increase.  (Photo by John Moore/Getty Images)

For this undertaking, Luther used New Jersey exemptions as a baseline because it’s a population-dense state that has fairly high state taxes. He also made the assumption that the individual is unmarried and childless and a homeowner with a house valued at three-times the median wage for the occupation.

Yahoo Finance highlighted the 20 best-paying jobs in America according to the Bureau of Labor Statistics. Some of them will see their taxes go up under the proposed plan.

1. Anesthesiologists

Annual mean wage: $269,600
Current tax: $52,972.97
New tax: $58,623
Increase: +$5,650.28
Percentage: +10.6% increase

2. Surgeons

Annual mean wage: $252,910
Current tax: $43,973.66
New tax: $46,847
Increase: +$2,873.96
Percentage: 6.5% increase

3. Obstetricians and Gynecologists

Annual mean wage: $234,310
Current tax: $44,288.88
New tax: $47,309.29
Increase: +$3,020.40
Percentage: 6.8% increase

4. Oral and maxillofacial surgeons

Annual mean wage: $232,870
Current tax: $43,973.66
New tax: $46,847.62
Increase: +$2,873.96
Percentage: 6.5% increase

5. Orthodontists

Annual mean wage: $228,780
Current tax: $43,078.34
New tax: $45,549,49
Increase: + $2,471.15
Percentage: +5.7% increase

6. Physicians and surgeons, all other

Annual mean wage: $205,560
Current tax: $37,995.39
New tax: $38,743.24
Increase: +$747.85
Percentage: 1.9% increase

7. Internists, general

Annual mean wage: $201,840
Current tax: $37,181.06
New tax: $37,652.84
Increase: +$471.77
Percentage: 1.3% increase

8. Family and general practitioners

Annual mean wage: $200,810
Current tax: $36,955.59
New tax: $37,350.92
Increase: +$395.33
Percentage: 1% increase

9. Psychiatrists

Annual mean wage: $200,220
Current tax: $36,826.44
New tax: $37,177.99
Increase: +$351.54
Percentage: 0.9% increase

10. Chief executives

Annual mean wage: $194,350
Current tax: $35,541.48
New tax: $35,457.37
Cut: $84.10
Percentage: 0.1% decrease

11. Pediatricians, general

Annual mean wage: $184,240
Current tax: $33,328.36
New tax: $32,493.93
Cut: $834.43
Percentage: 2.5% decrease

 

taxbrackets

Payroll taxes

United States (Wikipedia)

In the United States, payroll taxes are assessed by the federal government, some of the fifty states (Alaska, Florida, Nevada, South Dakota, Texas, Washington, and Wyoming do not have state income tax; New Hampshire and Tennessee only tax income from interest and dividends), the District of Columbia, and numerous cities. These taxes are imposed on employers and employees and on various compensation bases and are collected and paid to the taxing jurisdiction by the employers. Most jurisdictions imposing payroll taxes require reporting quarterly and annually in most cases, and electronic reporting is generally required for all but small employers.[15] The Federal Insurance Contributions Act tax is a federal payroll tax imposed on both employees and employers to fund Social Security and Medicare[16] —federal programs that provide benefits for retirees, the disabled, and children of deceased workers.
Income tax withholding

Main article: Tax withholding in the United States

Federal, state, and local withholding taxes are required in those jurisdictions imposing an income tax. Employers having contact with the jurisdiction must withhold the tax from wages paid to their employees in those jurisdictions.[17] Computation of the amount of tax to withhold is performed by the employer based on representations by the employee regarding his/her tax status on IRS Form W-4.[18]

Amounts of income tax so withheld must be paid to the taxing jurisdiction, and are available as refundable tax credits to the employees. Income taxes withheld from payroll are not final taxes, merely prepayments. Employees must still file income tax returns and self assess tax, claiming amounts withheld as payments.[19]

Social Security and Medicare taxes

Main article: Federal Insurance Contributions Act tax

Federal social insurance taxes are imposed on employers[20] and employees,[21] ordinarily consisting of a tax of 12.4% of wages up to an annual wage maximum ($118,500 in wages, for a maximum contribution of $14,694 in 2016) for Social Security and a tax of 2.9% (half imposed on employer and half withheld from the employee’s pay) of all wages for Medicare.[22] The Social Security tax is divided into 6.2% that is visible to employees (the “employee contribution”) and 6.2% that is visible only to employers (the “employers contribution”). For the years 2011 and 2012, the employee’s contribution had been temporarily reduced to 4.2%, while the employer’s portion remained at 6.2%,[23] but Congress allowed the rate to return to 6.2% for the individual in 2013.[24] To the extent an employee’s portion of the 6.2% tax exceeded the maximum by reason of multiple employers, the employee is entitled to a refundable tax credit upon filing an income tax return for the year.[25]

Unemployment taxes

Main article: Federal Unemployment Tax Act

Employers are subject to unemployment taxes by the federal[26] and all state governments. The tax is a percentage of taxable wages[27] with a cap. The tax rate and cap vary by jurisdiction and by employer’s industry and experience rating. For 2009, the typical maximum tax per employee was under $1,000.[28] Some states also impose unemployment, disability insurance, or similar taxes on employees.[29]

Standard Model (Wikipedia)

Overview
At present, matter and energy are best understood in terms of the kinematics and interactions of elementary particles. To date, physics has reduced the laws governing the behavior and interaction of all known forms of matter and energy to a small set of fundamental laws and theories. A major goal of physics is to find the “common ground” that would unite all of these theories into one integrated theory of everything, of which all the other known laws would be special cases, and from which the behavior of all matter and energy could be derived (at least in principle)
 
Particle content
The Standard Model includes members of several classes of elementary particles (fermions, gauge bosons, and the Higgs boson), which in turn can be distinguished by other characteristics, such as color charge.
All particles can be summarized as follows:
 
Elementary particles
 
Generations: quarks
 
Up-type               Down-type
1. Up (u),            Down (d)
2. Charm (c),    Strange (s)
3. Top (t),           Bottom (b)
 
Generation: leptons
Charged                     Neutral
1. Electron (e−),    Electron neutrino (νe)
2. Muon (μ−),           Muon neutrino (νμ)
3. Tau (τ−),                Tau neutrino (ντ)
 
Four kinds (four fundamental interactions)
1. Photon (γ, Electromagnetic interaction)
2. W and Z bosons (W+, W−, Z, weak interaction)
3. Eight types of gluons (g, Strong interaction)
4. Graviton (G, Gravity, hypothetical)
 
 
Higgs boson
 
 
 
Notes:
1. The antielectron (e+) is traditionally called positron
2. The known force carrier bosons all have spin = 1 and are therefore vector bosons. The hypothetical graviton has spin = 2 and is a tensor boson; if it is a gauge boson as well is unknown.
 
Fermions
 
Summary of interactions between particles described by the Standard Model.
The Standard Model includes 12 elementary particles of spin  1⁄2 known as fermions. According to the spin-statistics theorem, fermions respect the Pauli exclusion principle. Each fermion has a corresponding antiparticle.
The fermions of the Standard Model are classified according to how they interact (or equivalently, by what charges they carry). There are six quarks (up, down, charm, strange, top, bottom), and six leptons (electron, electron neutrino, muon, muon neutrino, tau, tau neutrino). Pairs from each classification are grouped together to form a generation, with corresponding particles exhibiting similar physical behavior (see table).
The defining property of the quarks is that they carry color charge, and hence, interact via the strong interaction. A phenomenon called color confinement results in quarks being very strongly bound to one another, forming color-neutral composite particles (hadrons) containing either a quark and an antiquark (mesons) or three quarks (baryons). The familiar proton and neutron are the two baryons having the smallest mass. Quarks also carry electric charge and weak isospin. Hence, they interact with other fermions both electromagnetically and via the weak interaction.
The remaining six fermions do not carry colour charge and are called leptons. The three neutrinos do not carry electric charge either, so their motion is directly influenced only by the weak nuclear force, which makes them notoriously difficult to detect.
However, by virtue of carrying an electric charge, the electron, muon, and tau all interact electromagnetically.
Each member of a generation has greater mass than the corresponding particles of lower generations. The first generation charged particles do not decay; hence all ordinary (baryonic) matter is made of such particles. Specifically, all atoms consist of electrons orbiting around atomic nuclei, ultimately constituted of up and down quarks. Second and third generation charged particles, on the other hand, decay with very short half lives, and are observed only in very high-energy environments. Neutrinos of all generations also do not decay, and pervade the universe, but rarely interact with baryonic matter.

Generations of matter

Type First Second Third
Quarks
up-type up charm top
down-type down strange bottom
Leptons
charged electron muon tau
neutral electron neutrino muon neutrino tau neutrino

Fermions and bosons

Those particles with half-integer spins, such as 1/2, 3/2, 5/2, are known as fermions, while those particles with integer spins, such as 0, 1, 2, are known as bosons. The two families of particles obey different rules and broadly have different roles in the world around us. A key distinction between the two families is that fermions obey the Pauli exclusion principle; that is, there cannot be two identical fermions simultaneously having the same quantum numbers (meaning, roughly, having the same position, velocity and spin direction). In contrast, bosons obey the rules of Bose–Einstein statistics and have no such restriction, so they may “bunch together” even if in identical states. Also, composite particles can have spins different from their component particles. For example, a helium atom in the ground state has spin 0 and behaves like a boson, even though the quarks and electrons which make it up are all fermions.

This has profound consequences:

  • Quarks and leptons (including electrons and neutrinos), which make up what is classically known as matter, are all fermions with spin 1/2. The common idea that “matter takes up space” actually comes from the Pauli exclusion principle acting on these particles to prevent the fermions that make up matter from being in the same quantum state. Further compaction would require electrons to occupy the same energy states, and therefore a kind of pressure (sometimes known as degeneracy pressure of electrons) acts to resist the fermions being overly close.
Elementary fermions with other spins (3/2, 5/2, etc.) are not known to exist.
Elementary bosons with other spins (0, 2, 3 etc.) were not historically known to exist, although they have received considerable theoretical treatment and are well established within their respective mainstream theories. In particular, theoreticians have proposed the graviton (predicted to exist by some quantum gravity theories) with spin 2, and the Higgs boson (explaining electroweak symmetry breaking) with spin 0. Since 2013, the Higgs boson with spin 0 has been considered proven to exist. It is the first scalar elementary particle (spin 0) known to exist in nature.

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A Wikipédiából, a szabad enciklopédiából
Szokásos és egzotikus hadronok

A részecskefizikában hadronnak nevezzük az olyan összetett szubatomi részecskéket, amelyeknek összetevői kvarkok és gluonok

A „hagyományos” hadronok a Gell-Mann kvarkmodelljének megfelelő, azaz 3 kvarkból vagy kvark-antikvark párból álló hadronok.
Ezek között:

1/ A barionok három kvarkból (az antibarionok pedig három antikvarkból) álló feles spinű részecskék, azaz fermionok.
Fő példái a nukleonok: a proton és a neutron

2/A mezonok egy kvarkból és egy antikvarkból állnak, mint a pionok, kaonok és egy csomó más részecske. Egyes spinű részecskék, azaz bozonok.

Egyfajta sematikus ábrázolásuk is elérhető volt. L. alább:

 

ELEMENTARYPARTICLES

 

 

The secret life of Higgs bosons

02/20/18

By Sarah Charley

Are these mass-giving particles hanging out with dark matter?

The Higgs boson has existed since the earliest moments of our universe. Its directionless field permeates all of space and entices transient particles to slow down and burgeon with mass. Without the Higgs field, there could be no stable structures; the universe would be cold, dark and lifeless.

Many scientists are hoping that the Higgs boson will help them understand phenomena not predicted by the Standard Model, physicists’ field guide to the subatomic world. While the Standard Model is an ace at predicting the the properties of all known subatomic particles, it falls short on things like gravity, the accelerating expansion of the universe, the supernatural speeds of spinning galaxies, the absurd excess of matter over antimatter, and beyond.

“We can use the Higgs boson as a tool to look for new physics that might not readily interact with our standard set of particles,” says Darin Acosta, a physicist at the University of Florida.

In particular, there’s hope that the Higgs boson might interact with dark matter, thought to be a widespread but never directly detected kind of matter that outnumbers regular matter five to one. This theoretical massive particle makes itself known through its gravitational attraction. Physicists see its fingerprint all over the cosmos in the rotational speed of galaxies, the movements of galaxy clusters and the bending of distant light. Even though dark matter appears to be everywhere, scientists have yet to find a tool that can bridge the light and dark sectors.

If the Higgs field is the only vendor of mass in the cosmos, then dark matter must be a client. This means that the Higgs boson, the spokesparticle of the Higgs field, must have some relationship with dark matter particles.

“It could be that dark matter aids in the production of Higgs bosons, or that Higgs bosons can transform into dark matter particles as they decay,” Acosta says. “It’s simple on paper, but the challenge is finding evidence of it happening, especially when so many parts of the equation are completely invisible.”

The particle that wasn’t there

To find evidence of the Higgs boson flirting with dark matter, scientists must learn how to see the invisible. Scientists never see the Higgs boson directly; in fact, they discovered the Higgs boson by tracing the particles it produces as it decays. Now, they want to precisely measure how frequently the Higgs boson transforms into different types of particles. It’s not easy.

“All we can see with our detector is the last step of the decay, which we call the final state,” says Will Buttinger, a CERN research fellow. “In many cases, the Higgs is not the parent of the particles we see in the final state, but the grandparent.”

The Standard Model not only predicts all the different possible decays of Higgs bosons, but how favorable each decay is. For instance, it predicts that about 60 percent of Higgs bosons will transform into a pair of bottom quarks, whereas only 0.2 percent will transform into a pair of photons. If the experimental results show Higgs bosons decaying into certain particles more or less often than predicted, it could mean that a few Higgs bosons are sneaking off and transforming into dark matter.

Of course, these kinds of precision measurements cannot tell scientists if the Higgs is evolving into dark matter as part of its decay path—only that it is behaving strangely. To catch the Higgs in the act, scientists need irrefutable evidence of the Higgs schmoozing with dark matter.

“How do we see invisible things?” asks Buttinger. “By the influence it has on what we can see.”

For example, humans cannot see the wind, but we can look outside our windows and immediately know if it’s windy based whether or not trees are swaying. Scientists can look for dark matter particles in a similar way.

“For every action, there is an equal and opposite reaction,” Buttinger says. “If we see particles shooting off in one direction, we know that there must be something shooting off in the other direction.”

If a Higgs boson transforms into a visible particle paired with a dark matter particle, the solitary tracks of the visible particles will have an odd and inexplicable trajectory—an indication that, perhaps, a dark matter particle is escaping.

The Higgs boson is the newest tool scientists have to explore the uncharted terrain within and beyond the Standard Model. The continued research at the LHC and its future upgrades will enable scientists to characterize this reticent particle and learn its close-held secrets.

 

Science

UPI Mon, Feb 26 3:51 PM GMT+1

Interactions

The four fundamental interactions of nature (Wikipedia)
Property/

Interaction

Gravitation Weak Electromagnetic  

Strong

(Electroweak) Fundamental Residual
Acts on: Mass – Energy Flavor Electric charge Color charge Atomic nuclei
Particles experiencing: All Quarks, leptons Electrically charged Quarks, Gluons Hadrons
Particles mediating: Not yet observed
(Graviton hypothesised)
W+, W and Z0 γ (photon) Gluons π, ρ and ω mesons
Strength at the scale of quarks: 10−41 10−4 1 60 Not applicable
to quarks
Strength at the scale of
protons/neutrons:
10−36 10−7 1 Not applicable
to hadrons
20